{"id":4670,"date":"2015-09-24T16:23:21","date_gmt":"2015-09-24T14:23:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.steelcase.com\/eu-fr\/?post_type=article&#038;p=4670"},"modified":"2023-02-09T16:16:00","modified_gmt":"2023-02-09T15:16:00","slug":"un-cerveau-haute-perfomance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.steelcase.com\/eu-fr\/recherches\/articles\/sujets\/bien-etre\/un-cerveau-haute-perfomance\/","title":{"rendered":"Un cerveau haute performance"},"content":{"rendered":"<p>Quel que soit l\u2019int\u00e9r\u00eat que vous portez \u00e0 cet article, vous ne pourrez sans doute pas le lire d\u2019une traite\u2026 surtout si vous \u00eates au travail.<\/p>\n<p>En effet, vous allez vraisemblablement recevoir une autre demande urgente, suivie d\u2019une salve d\u2019alertes SMS, puis vous entendrez votre voisin de bureau prononcer votre nom au cours d\u2019une vid\u00e9oconf\u00e9rence et vous tendrez alors l\u2019oreille tout en essayant de r\u00e9pondre \u00e0 vos e-mails, quand votre sup\u00e9rieur viendra vous demander o\u00f9 vous en \u00eates de ce rapport que vous essayez de boucler depuis le d\u00e9but de la semaine. Vous entreprendrez alors des recherches sur Internet, mais comme vous n\u2019avez pas pris de pause d\u00e9jeuner et que vous commencez \u00e0 d\u00e9sesp\u00e9rer de la montagne de travail qui vous attend et de votre incapacit\u00e9 \u00e0 vous concentrer, vous irez faire un tour sur Facebook o\u00f9 vous remarquerez que c\u2019est l\u2019anniversaire de votre amie de fac : vous lirez les 73 messages qu\u2019elle a d\u00e9j\u00e0 re\u00e7us et vous d\u00e9ciderez de lui passer un coup de fil tout en avan\u00e7ant dans vos e-mails. Enfin, alors que vous pensiez \u00eatre dans les temps, vous r\u00e9aliserez que vous \u00eates en retard pour votre troisi\u00e8me r\u00e9union de la journ\u00e9e. Cons\u00e9quence : vous tenterez de r\u00e9duire votre niveau de stress avec un caf\u00e9 bien serr\u00e9 et vous essaierez d\u2019avancer sur votre rapport au cours de la r\u00e9union.<\/p>\n<h3>TROP D\u2019INFORMATIONS<\/h3>\n<p>Pour la plupart d\u2019entre nous, ce sc\u00e9nario, dans lequel les distractions sont constantes, est devenu quotidien : nous n\u2019avons pas d\u2019autre choix que d\u2019essayer de tracer notre route \u00e0 travers cet embouteillage mental. Pourtant, plus les informations nous submergent, plus on attend de nous que nous les absorbions rapidement, qu\u2019il s\u2019agisse de les transformer en id\u00e9es, en recommandations ou en d\u00e9cisions, ou encore d\u2019y r\u00e9agir de fa\u00e7on quasi instantan\u00e9e. Sous la pression, nous devons alors fouiller dans des esprits aussi encombr\u00e9s qu\u2019un d\u00e9p\u00f4t de ferraille pour y trouver une r\u00e9ponse qui fera l\u2019affaire.<\/p>\n<blockquote class=\"pull-quote pull-quote-center \"><p>\u00ab Plus les informations nous submergent, plus on attend de nous que nous les absorbions rapidement (\u2026). Sous la pression, nous devons alors fouiller dans des esprits aussi encombr\u00e9s qu\u2019un d\u00e9p\u00f4t de ferraille pour trouver une r\u00e9ponse qui fera l\u2019affaire. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Pourtant, nous avons tous le d\u00e9sir d\u2019\u00eatre aussi efficaces que possible et nous nous disons : \u00ab il me suffit d\u2019\u00eatre plus concentr\u00e9 et de travailler plus \u00bb. Mais peu importe notre motivation, car en r\u00e9alit\u00e9 notre cerveau ne fonctionne pas comme cela : bien que nos capacit\u00e9s cognitives nous distinguent des autres mammif\u00e8res, \u00eatre \u00e0 l\u2019\u00e9coute de ce qui nous entoure est un h\u00e9ritage de notre \u00e9volution. C\u2019est un r\u00e9flexe de survie. En d\u00e9finitive, c\u2019est comme si nous passions nos journ\u00e9es \u00e0 combattre notre inclinaison naturelle \u00e0 nous laisser distraire tout en entra\u00eenant nos cerveaux \u00e0 l\u2019\u00eatre encore plus. Un v\u00e9ritable cercle vicieux.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-large\" src=\"https:\/\/images.steelcase.com\/image\/upload\/c_limit,dpr_auto,q_70,h_1024,w_1024\/v1457706578\/www.steelcase.com\/2016\/03\/11\/15-0007943.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1024\" \/><\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, le d\u00e9ficit d\u2019attention est une v\u00e9ritable \u00e9pid\u00e9mie dans de nombreuses entreprises et nous essayons tous tant bien que mal de pallier ces difficult\u00e9s, souvent sans m\u00eame comprendre ce qu\u2019est la concentration, comment elle fonctionne et comment l\u2019utiliser efficacement. Heureusement pour nous, les recherches des neuroscientifiques de plus de 40 000 laboratoires dans le monde \u00e9clairent d\u00e9sormais ce ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019une lumi\u00e8re nouvelle et nous apportent des clefs pour l\u2019encourager dans le monde professionnel.<\/p>\n<p>Mais les recherches en cours pourraient aussi nous permettre d\u2019aller plus loin : mieux comprendre cet organe d&#8217;un kilo et demi plac\u00e9 sous nos cr\u00e2nes pourrait nous aider \u00e0 r\u00e9soudre de nombreux autres probl\u00e8mes auxquels le monde du travail fait face \u00e0 l\u2019heure actuelle.<\/p>\n<p>L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, les chercheurs et les designers de Steelcase se sont pench\u00e9s sur les enseignements des neurosciences et des sciences cognitives pour les int\u00e9grer \u00e0 leurs propres travaux. Cet effort de synth\u00e8se a mis au jour de nouvelles perspectives et de nouvelles id\u00e9es sur les comportements et les changements en cours dans le monde du travail. Pour les entreprises, concevoir leur espace de travail comme un outil destin\u00e9 \u00e0 aider les collaborateurs \u00e0 mieux g\u00e9rer leur attention pr\u00e9sente de nombreux avantages : plus d\u2019engagement, de bien-\u00eatre, de cr\u00e9ativit\u00e9 et de meilleures performances au sein de leurs \u00e9quipes.<\/p>\n<p>\u00ab Notre attention est de plus en plus sollicit\u00e9e : il devient donc essentiel d\u2019optimiser nos ressources cognitives \u00bb, explique Donna Flynn, vice-pr\u00e9sidente du d\u00e9partement WorkSpace Futures. \u00ab En \u00e9tudiant les travaux des neuroscientifiques, nous avons pris conscience que mieux conna\u00eetre la fa\u00e7on dont nos cerveaux r\u00e9gissent notre bien-\u00eatre physique, cognitif et \u00e9motionnel nous permettrait d\u2019en savoir plus sur les besoins humains dans l\u2019espace de travail. Ces nouveaux apports scientifiques peuvent nous permettre d\u2019avoir des cerveaux plus performants. \u00bb<\/p>\n<hr \/>\n<h3>\u00a0POURQUOI SOMMES-NOUS SI DISTRAITS :<\/h3>\n<h3><\/h3>\n<table style=\"height: 909px;width: 536px\" width=\"598\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>3 minutes<\/strong><\/td>\n<td>La fr\u00e9quence \u00e0 laquelle un employ\u00e9 de bureau est interrompu ou distrait<br \/>\n<em>University of California, Irvine<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>23 minutes<\/strong><\/td>\n<td>Le temps qu\u2019il faut pour se remettre au travail apr\u00e8s une interruption<br \/>\n<em>University of California, Irvine<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>204 million<\/strong><\/td>\n<td>d\u2019e-mails envoy\u00e9s chaque minute<br \/>\n<em>Mashable<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>8<\/strong><\/td>\n<td>Le nombre moyen de fen\u00eatres ouvertes simultan\u00e9ment sur le bureau d\u2019un ordinateur<br \/>\n<em>\u201cThe Overflowing Brain: Information overload and the limits of working memory,\u201d Torkel Klingberg<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>30<\/strong><\/td>\n<td>Le nombre moyen de fois o\u00f9 un employ\u00e9 contr\u00f4le ses e-mails chaque heure<br \/>\n<em>National Center for Biotechnology Information<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>221 fois<\/strong><\/td>\n<td>La fr\u00e9quence \u00e0 laquelle on v\u00e9rifie chaque jour son smartphone au Royaume-Uni<br \/>\n<em>Tecmark <\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>4.9 milliards<\/strong><\/td>\n<td>d\u2019\u00e9quipements connect\u00e9s utilis\u00e9s en 2015<br \/>\n<em>Gartner<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>200%<\/strong><\/td>\n<td>d\u2019augmentation du temps pass\u00e9 sur les \u00e9quipements mobiles depuis 2012<br \/>\n<em>GlobalWebIndex<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>49%<\/strong><\/td>\n<td>des salari\u00e9s ne peuvent pas choisir o\u00f9 travailler en fonction de la t\u00e2che \u00e0 accomplir<br \/>\n\u00e9tude sur le bien-\u00eatre de steelcase, moyenne sur 17 pays<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h3><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-large\" src=\"https:\/\/steelcase-res.cloudinary.com\/image\/upload\/c_limit,dpr_auto,q_70,h_1024,w_1024\/v1501586666\/www.steelcase.com\/eu-en\/2017\/08\/01\/15-0008114.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1024\" \/><\/h3>\n<h3>L\u2019ATTENTION : TOUT EST DANS LA T\u00caTE<\/h3>\n<p>Pour les dictionnaires, la d\u00e9finition de l\u2019attention est simple. On peut la concevoir comme le fait de maintenir son int\u00e9r\u00eat sur une chose pendant un certain temps. Mais les chercheurs en sciences cognitives en ont une conception plus complexe : ils disposent d\u2019une classification en fonction des zones du cerveau sollicit\u00e9es. Torkel Klingberg, professeur au Cognitive Neuroscience Karolinska Institute, a par exemple identifi\u00e9 deux types d\u2019attention : contr\u00f4l\u00e9e et induite. La premi\u00e8re d\u00e9signe l\u2019int\u00e9r\u00eat dirig\u00e9 intentionnellement, la seconde celui provoqu\u00e9 par des stimuli ext\u00e9rieurs.<\/p>\n<p>Il est d\u00e9sormais \u00e9tabli que plusieurs m\u00e9canismes biologiques sont impliqu\u00e9s dans la concentration. Par exemple, le cortex pr\u00e9frontal, souvent d\u00e9crit comme le centre ex\u00e9cutif du cerveau, est le poste de contr\u00f4le de notre attention : cette zone, qui s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e lors de notre \u00e9volution la plus r\u00e9cente, nous permet notamment de d\u00e9cider de nous focaliser sur une chose. Mais les neuroscientifiques nous ont appris que la concentration ne sollicite pas uniquement cette partie du cerveau.<\/p>\n<h3 class=\"p1\">QU\u2019EST-CE QUE L\u2019ATTENTION?<\/h3>\n<p>\u00ab Pour comprendre l\u2019attention, nous devons la consid\u00e9rer de fa\u00e7on globale en termes de fonctions c\u00e9r\u00e9brales, mais aussi par rapport au contexte qui inclut l\u2019information que nous sommes en train de traiter, notre \u00e9tat physique ainsi que notre environnement \u00bb, explique Beatriz Arantes, chercheuse en psychologie \u00e0 WorkSpace Futures.<\/p>\n<p>Notre \u00e9tat psychologique d\u2019\u00e9veil, c\u2019est-\u00e0-dire notre niveau de vigilance, est un des facteurs influen\u00e7ant directement notre capacit\u00e9 d\u2019attention : quand nous sommes fatigu\u00e9s, il devient \u00e9videmment plus difficile de maintenir notre attention ; \u00e0 l\u2019inverse, quand nous sommes pleins d\u2019\u00e9nergie, notre esprit passe sans cesse d\u2019un sujet \u00e0 l\u2019autre. Maintenir son attention exige donc en r\u00e9alit\u00e9 un niveau d\u2019\u00e9veil moyen.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me limbique, qui regroupe des zones dispers\u00e9es du cerveau g\u00e9rant les \u00e9motions, est un autre \u00e9l\u00e9ment jouant un r\u00f4le dans la concentration. Plus primitif que le cortex pr\u00e9frontal, il dirige notre attention vers des stimuli pouvant susciter la peur ou l\u2019excitation. Le cerveau humain r\u00e9pond en effet naturellement aux informations inattendues : c\u2019est ce qui le rend si facilement distrait. En termes d\u2019\u00e9volution, \u00eatre \u00e0 l\u2019\u00e9coute des changements de notre environnement nous a permis de survivre : nous avons donc conserv\u00e9 cette tendance naturelle \u00e0 \u00eatre interpell\u00e9s par les sons, les mouvements et les stimuli autour de nous. John Medina, sp\u00e9cialiste de biologie mol\u00e9culaire de l\u2019universit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat de Washington s\u2019int\u00e9ressant particuli\u00e8rement au d\u00e9veloppement du cerveau humain, \u00e9crit m\u00eame : \u00ab Nous ne dirigeons jamais notre attention vers des choses sans int\u00e9r\u00eat. \u00bb<\/p>\n<blockquote class=\"pull-quote pull-quote-center \"><p>\u00ab Les chercheurs ont d\u00e9montr\u00e9 que lorsque nous pensons accomplir plusieurs t\u00e2ches en m\u00eame temps, nous passons en r\u00e9alit\u00e9 rapidement d\u2019une activit\u00e9 \u00e0 l\u2019autre.\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Bien s\u00fbr, les distractions ne sont pas qu\u2019ext\u00e9rieures : nous sommes \u00e9galement distraits par nos pens\u00e9es. Trey Hedden et John Gabrieli, neuroscientifiques au MIT, ont \u00e9tabli que les baisses d\u2019attention g\u00e9n\u00e9r\u00e9es int\u00e9rieurement sont li\u00e9es au cortex pr\u00e9frontal m\u00e9dian, une zone sp\u00e9cifique du cortex pr\u00e9frontal activ\u00e9e par les pens\u00e9es sur soi et les autres, et li\u00e9e \u00e0 notre \u00e9tat de conscience par d\u00e9faut, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 l\u2019\u00e9tat dans lequel nous sommes quand nous ne sommes concentr\u00e9s sur rien.<\/p>\n<p>L\u2019attention est enfin une fonction li\u00e9e \u00e0 l\u2019orientation, la proximit\u00e9 des stimuli influen\u00e7ant l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019int\u00e9r\u00eat que nous y portons. Par exemple, les \u00e9tudiants qui s\u2019assoient pr\u00e8s du professeur se concentrent plus facilement que ceux qui sont assis au fond et les personnes engag\u00e9es dans une conversation ont une tendance instinctive \u00e0 se pencher en avant et \u00e0 fixer les yeux de leur interlocuteur (y compris quand cela les conduits \u00e0 regarder un haut-parleur lors d\u2019une conf\u00e9rence t\u00e9l\u00e9phonique)<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-7010 size-large\" src=\"https:\/\/images.steelcase.com\/image\/upload\/c_limit,dpr_auto,q_70,h_1024,w_1024\/v1428524101\/www.steelcase.com\/15-0007421.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1024\" \/><\/p>\n<h3>COMMENT LE CERVEAU FONCTIONNE-T-IL AU TRAVAIL?<\/h3>\n<p>Comme le rapporte un article du journal Science Communication, on consid\u00e8re souvent la recherche en neurosciences comme un espoir dans les traitements des troubles psychiques ou de la maladie d\u2019Alzheimer, sans savoir qu\u2019elle peut aussi avoir un impact direct sur notre vie quotidienne. En effet, tout comme la recherche m\u00e9dicale a produit de nombreux r\u00e9sultats ayant am\u00e9lior\u00e9 notre bien-\u00eatre quotidien, les neurosciences peuvent transformer notre fonctionnement cognitif au travail.<\/p>\n<p>Les chercheurs de Steelcase se sont donc particuli\u00e8rement int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 trois enseignements des neurosciences ayant des cons\u00e9quences sur la performance professionnelle.<\/p>\n<h3>Le cerveau se fatigue<\/h3>\n<p>De nombreuses entreprises ont organis\u00e9 le travail sur la conviction que concentration \u00e9tait synonyme de productivit\u00e9 : l\u2019objectif est donc pour elles de maintenir un niveau d\u2019attention le plus \u00e9lev\u00e9 possible pendant huit heures d\u2019affil\u00e9e\u2026 Plus on se concentre, mieux on travaille.<\/p>\n<p>Mais les neurosciences nous ont appris que la concentration est une ressource limit\u00e9e. Comme le reste de notre corps, notre cerveau utilise le glucose et l\u2019oxyg\u00e8ne comme carburants. L\u2019attention contr\u00f4l\u00e9e, qui sollicite fortement le cortex pr\u00e9frontal, est particuli\u00e8rement gourmande en \u00e9nergie, particuli\u00e8rement lors d\u2019activit\u00e9s comme l\u2019analyse, la hi\u00e9rarchisation, la planification et d\u2019autres types de r\u00e9flexion critique. Quand les r\u00e9serves d\u2019\u00e9nergie s\u2019amenuisent, les capacit\u00e9s du cerveau diminuent.<\/p>\n<p>Parce que nos cerveaux consomment beaucoup d\u2019\u00e9nergie, nous avons d\u00e9velopp\u00e9 avec le temps des m\u00e9canismes physiologiques destin\u00e9s \u00e0 \u00e9viter le gaspillage. C\u2019est pourquoi quand nous imposons \u00e0 notre cortex pr\u00e9frontal une t\u00e2che difficile ou r\u00e9barbative, nous sommes plus facilement distraits. C\u2019est un simple m\u00e9canisme de sauvegarde d\u2019\u00e9nergie, comme le fait de baisser un thermostat.<\/p>\n<p>\u00ab Nos cerveaux sont r\u00e9gis selon des cycles alternant d\u00e9pense d\u2019\u00e9nergie et r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration, explique Beatriz Arantes. Nos cerveaux et nos corps sont con\u00e7us pour traverser ces cycles sans perdre de leur vigilance, de fa\u00e7on \u00e0 pouvoir r\u00e9agir \u00e0 certains signaux ext\u00e9rieurs. \u00bb<\/p>\n<p>Les probl\u00e8mes surgissent quand nous cherchons \u00e0 rester concentr\u00e9s en d\u00e9pit de la fatigue c\u00e9r\u00e9brale. Les distractions se font alors de plus en plus nombreuses et nous cherchons \u00e0 \u00e9viter les t\u00e2ches les plus complexes, nous m\u00e9morisons mal et nous commettons des erreurs. Avec l\u2019\u00e9l\u00e9vation du stress, le syndrome \u00ab combat fuite \u00bb fait son apparition, inondant le syst\u00e8me nerveux de cortisol et d\u2019adr\u00e9naline. Dans l\u2019\u00e9tat de surexcitation qui en r\u00e9sulte, l\u2019irritation, la culpabilit\u00e9, le pessimisme et d\u2019autres \u00e9tats mentaux non productifs s\u2019emparent de notre esprit.<\/p>\n<blockquote class=\"pull-quote pull-quote-center \"><p>\u00ab Jamais dans l\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9, on a demand\u00e9 au cerveau humain d\u2019int\u00e9grer autant de points de donn\u00e9es. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Le psychiatre Edward M. Hallowell a identifi\u00e9 un ph\u00e9nom\u00e8ne neurologique qu\u2019il a nomm\u00e9 \u00ab d\u00e9ficit d\u2019attention r\u00e9actionnel \u00bb. C\u2019est pour lui la cons\u00e9quence directe de ce qui se passe dans le cerveau des personnes travaillant dans un environnement hypercin\u00e9tique. \u00ab Jamais dans l\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9, on a demand\u00e9 au cerveau humain d\u2019int\u00e9grer autant de points de donn\u00e9es \u00bb, dit-il, avant de conclure que cette surcharge des circuits c\u00e9r\u00e9braux est la premi\u00e8re cause de contreperformance au travail : nous demandons tout simplement plus \u00e0 nos cerveaux qu\u2019ils ne sont en mesure d\u2019accomplir.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est comme si le cerveau devait g\u00e9rer un budget. S\u2019il met 70 % de ses capacit\u00e9s quelque part, il ne lui reste que 30 % \u00e0 utiliser ailleurs \u00bb, explique Sergei Gepshtein, sp\u00e9cialiste en neurosciences computationnelles au Salk Institute for Biological Studies, qui \u00e9tudie la fa\u00e7on dont le cerveau g\u00e8re les stimuli visuels.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-large\" src=\"https:\/\/steelcase-res.cloudinary.com\/image\/upload\/c_limit,dpr_auto,q_70,h_1024,w_1024\/v1501587069\/www.steelcase.com\/eu-en\/2017\/08\/01\/Think-Better_E.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1024\" \/><\/p>\n<h3>Faire plusieurs choses \u00e0 la fois est inefficace<\/h3>\n<p>Confier aux collaborateurs plusieurs projets simultan\u00e9s, chacun exigeant des collaborations fr\u00e9quentes avec diff\u00e9rents intervenants, est une tendance forte de ces derni\u00e8res ann\u00e9es : le quotidien professionnel d\u00e9pend alors du flux des informations et des interactions au cours de la journ\u00e9e. Les efforts de chacun pour tout g\u00e9rer en m\u00eame temps ont conduit \u00e0 g\u00e9n\u00e9raliser le \u00ab multitasking \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire le fait d\u2019essayer d\u2019accomplir plusieurs t\u00e2ches en m\u00eame temps comme r\u00e9pondre \u00e0 ses e-mails pendant une r\u00e9union, lire un SMS pendant une conversation, faire des recherches sur Internet tout en parlant au t\u00e9l\u00e9phone\u2026<\/p>\n<p>Nous aimons penser le contraire mais des chercheurs, tels que ceux du Brain, Cognition and Action Laboratory de l\u2019universit\u00e9 du Michigan, ont d\u00e9montr\u00e9 que lorsque nous pensons accomplir plusieurs t\u00e2ches en m\u00eame temps, nous passons en r\u00e9alit\u00e9 rapidement d\u2019une activit\u00e9 \u00e0 l\u2019autre. Une seule exception : lorsque des zones distinctes du cerveau sont sollicit\u00e9es, par exemple pour marcher (une activit\u00e9 physique) et parler (une t\u00e2che verbale), comme l\u2019explique David Meyer, un des plus grands experts internationaux sur la question. Mais dans les environnements de travail d\u2019aujourd\u2019hui, de nombreuses activit\u00e9s exigent du \u00ab temps d\u2019antenne \u00bb sur les cha\u00eenes de notre cerveau qui, lui, ne peut g\u00e9rer qu\u2019une seule chose \u00e0 la fois. David Meyer a compar\u00e9 le manque d\u2019attention d\u2019aujourd\u2019hui au tabagisme d\u2019il y a quelques d\u00e9cennies avant que l\u2019on en connaisse les effets sur nos poumons. De la m\u00eame fa\u00e7on, dit-il, de nombreuses personnes n\u2019ont pas conscience de l\u2019impact n\u00e9gatif du \u00ab multitasking \u00bb sur leurs capacit\u00e9s cognitives. Au mieux, cela peut mener \u00e0 des erreurs rendant nos messages confus ; au pire, \u00e0 un grave accident d\u00fb au fait d\u2019\u00e9crire un SMS au volant.<\/p>\n<blockquote class=\"pull-quote pull-quote-center \"><p>\u00ab De nombreuses personnes n\u2019ont pas conscience de l\u2019impact n\u00e9gatif du \u201cmultitasking\u201d sur leurs capacit\u00e9s cognitives. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>L\u2019inverse du \u00ab multitasking \u00bb est ce que le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi a appel\u00e9 le \u00ab flow \u00bb, c\u2019est- \u00e0-dire une immersion compl\u00e8te dans une activit\u00e9 sur une p\u00e9riode donn\u00e9e. Pour beaucoup, il s\u2019agit de notre \u00e9tat mental le plus productif. Le \u00ab flow \u00bb se produit rarement par accident et il ne peut \u00eatre maintenu ind\u00e9finiment. Durant ce \u00ab flow \u00bb, nous sommes compl\u00e8tement absorb\u00e9s par ce que nous faisons. \u00c0 l\u2019inverse du stress qui lib\u00e8re des mol\u00e9cules associ\u00e9es \u00e0 la surexcitation et \u00e0 la peur, le \u00ab flow \u00bb est hautement productif et profond\u00e9ment agr\u00e9able. C\u2019est cet \u00e9tat que de nombreux employ\u00e9s (et leurs employeurs) cherchent \u00e0 atteindre.<\/p>\n<h3>La pleine conscience muscle le cerveau<\/h3>\n<p>Il y a pr\u00e8s de 20 ans, la journaliste et consultante Linda Stone a forg\u00e9 l\u2019expression \u00ab attention partielle continue \u00bb pour d\u00e9crire un ph\u00e9nom\u00e8ne encore plus pertinent aujourd\u2019hui. Cette \u00ab attention partielle continue \u00bb est en effet induite par l\u2019effort fourni pour ne manquer aucune information. \u00ab \u00c0 tout moment, nous voulons pouvoir rester inform\u00e9s et r\u00e9pondre aux meilleures opportunit\u00e9s \u00bb, \u00e9crit Linda Stone. Cet \u00e9tat de vigilance constante nous fait nous sentir important. Mais quand elle devient notre fonctionnement par d\u00e9faut, l\u2019\u00ab attention partielle continue \u00bb nous plonge dans un \u00e9tat de crise permanente : surgit alors la sensation d\u2019\u00eatre d\u00e9bord\u00e9, insatisfait et incapable d\u2019y rem\u00e9dier. En essayant d\u2019\u00eatre toujours connect\u00e9s, nous \u00e9chouons en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00eatre avec ce qui compte.<\/p>\n<p>Heureusement pour nous, la neuroplasticit\u00e9, c\u2019est- \u00e0-dire la capacit\u00e9 physiologique \u00e0 transformer son cerveau \u00e0 tout moment de sa vie en cr\u00e9ant, renfor\u00e7ant ou r\u00e9organisant ses r\u00e9seaux de neurones, est l\u2019une des d\u00e9couvertes les plus importantes des neurosciences. Concr\u00e8tement, cela signifie qu\u2019au lieu de continuer \u00e0 \u00eatre perp\u00e9tuellement distrait par l\u2019ensemble des pens\u00e9es que nous essayons de garder \u00e0 l\u2019esprit de fa\u00e7on simultan\u00e9e, nous avons le pouvoir \u00ab d\u2019entra\u00eener nos cerveaux \u00bb \u00e0 adopter des habitudes plus positives.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-large\" src=\"https:\/\/images.steelcase.com\/image\/upload\/c_limit,dpr_auto,q_70,h_1024,w_1024\/v1431719208\/www.steelcase.com\/15-0008128.jpg\" alt=\"Campfire Skate Table\" width=\"1024\" height=\"1024\" \/><\/p>\n<p>La pleine conscience (le fait de garder son esprit tourn\u00e9 vers le moment et le lieu pr\u00e9sents) semble \u00eatre le meilleur proc\u00e9d\u00e9 pour atteindre cet objectif, comme le montrent les recherches dirig\u00e9es par le professeur Richard Davidson, un pionnier des sciences de la m\u00e9ditation en tant que directeur du Waisman Laboratory for Brain Imaging and Behavior et du Center for Investigating Healthy Minds \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Wisconsin\u2013Madison. Richard Davidson et son \u00e9quipe ont utilis\u00e9 l\u2019imagerie num\u00e9rique pour \u00e9tudier le cerveau de moines bouddhistes pratiquant la m\u00e9ditation intensive depuis plusieurs ann\u00e9es (plus de 30 000 heures de m\u00e9ditation chacun). Leurs scanners c\u00e9r\u00e9braux ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une puissante activit\u00e9 gamma, indiquant une forte capacit\u00e9 de concentration : les ondes gamma du cerveau des moines \u00e9taient m\u00eame 30 fois sup\u00e9rieures \u00e0 celles d\u2019un groupe t\u00e9moin d\u2019\u00e9tudiants. Ces moines avaient entra\u00een\u00e9 leur cerveau \u00e0 se concentrer \u00e0 la demande et \u00e0 r\u00e9sister aux chants des sir\u00e8nes des pens\u00e9es distrayantes ou des stimuli environnementaux.<\/p>\n<h3>LA M\u00c9DITATION APPLIQU\u00c9E \u00c0 L\u2019ENTREPRISE<\/h3>\n<p>Comme l\u2019explique un article de janvier 2015 de l\u2019Harvard Business Review, des \u00e9quipes de l\u2019universit\u00e9 de Colombie britannique et de l\u2019universit\u00e9 de technologie de Chemnitz ont r\u00e9cemment fait la synth\u00e8se des donn\u00e9es issues de plus de 20 \u00e9tudes diff\u00e9rentes : cela a permis de d\u00e9montrer qu\u2019au moins huit r\u00e9gions du cerveau sont influenc\u00e9es par la pleine conscience, une m\u00e9thode de m\u00e9ditation de plus en plus courante. Les trois auteurs de cet article montrent que l\u2019effet de cette m\u00e9ditation sur le cortex cingulaire ant\u00e9rieur, une r\u00e9gion situ\u00e9e \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du lobe frontale et associ\u00e9e \u00e0 l\u2019autor\u00e9gulation, est tout particuli\u00e8rement int\u00e9ressant pour le monde du travail. En effet, les sujets pratiquant la m\u00e9ditation ont r\u00e9alis\u00e9 de meilleures performances aux tests d\u2019autor\u00e9gulation et ont montr\u00e9 plus d\u2019activit\u00e9s dans cette r\u00e9gion du cerveau que ceux ne m\u00e9ditant pas. L\u2019hippocampe, une zone du syst\u00e8me limbique associ\u00e9e aux \u00e9motions et \u00e0 la m\u00e9moire, semble \u00e9galement profiter de cette pratique.<\/p>\n<blockquote class=\"pull-quote pull-quote-center \"><p>\u00ab L&#8217;attention partielle continue nous plonge dans un \u00e9tat de crise permanente : surgit alors la sensation d\u2019\u00eatre d\u00e9bord\u00e9, insatisfait et incapable d\u2019y rem\u00e9dier. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>La m\u00e9ditation commence d\u2019ailleurs \u00e0 s\u2019inviter dans les entreprises, et pas seulement celles de la Silicon Valley qui offrent des cours d\u2019intelligence \u00e9motionnelle. Par exemple, Aetna, l\u2019une des principales assurances maladie am\u00e9ricaines, fait partie de ces organisations qui proposent d\u00e9sormais \u00e0 leurs employ\u00e9s des cours gratuits de yoga et de m\u00e9ditation. Dans les bureaux du Huffington Post \u00e0 New York, les collaborateurs peuvent aussi profiter, en plus de cours de yoga et de respiration, de salles de siestes. Apr\u00e8s un malaise d\u00fb au manque de sommeil, Adrianna Huffington, la r\u00e9dactrice en chef du site, a compris les cons\u00e9quences n\u00e9gatives d\u2019une connexion constante \u00e0 son environnement professionnel : elle a alors mis en place une politique encourageant les employ\u00e9s \u00e0 de pas envoyer d\u2019e-mails en dehors des heures de bureau<\/p>\n<p>Bien \u00e9videmment, les employ\u00e9s ne pourront sans doute jamais consacrer des milliers d\u2019heures par an \u00e0 la m\u00e9ditation. Mais une \u00e9tude publi\u00e9e dans le journal Psychiatry Research: Neuroimaging montre que 30 minutes seulement de pleine conscience par jour pendant huit semaines peuvent physiologiquement transformer le cerveau. Tout en cr\u00e9ant et renfor\u00e7ant les connexions neuronales, la pleine conscience r\u00e9duit \u00e9galement la sensibilit\u00e9 des r\u00e9seaux de d\u00e9tection du danger.<\/p>\n<p>\u00ab Fondamentalement, pratiquer la pleine conscience signifie s\u2019entra\u00eener \u00e0 reconna\u00eetre les moments o\u00f9 l\u2019esprit s\u2019\u00e9vade et \u00e0 savoir rediriger son attention. Les processus d\u2019observation sans jugement des pens\u00e9es musclent le cerveau qui sait alors mieux contr\u00f4ler vos r\u00e9actions et maintenir votre stabilit\u00e9 \u00e9motionnelle. Plus vous pratiquez, meilleur vous devenez \u00bb, explique Beatriz Arantes.<\/p>\n<h3>L\u2019OPTIMISATION DE LA PUISSANCE C\u00c9R\u00c9BRALE<\/h3>\n<p>Pris dans leur ensemble, les enseignements des neurosciences que les chercheurs de Steelcase ont \u00e9tudi\u00e9s pointent vers une conclusion sans ambigu\u00eft\u00e9 : il est impossible de contr\u00f4ler son attention pendant huit heures ou plus tout en atteignant des niveaux raisonnables de productivit\u00e9 en termes qualitatifs ou quantitatifs. Aussi essayer de porter son attention sur plusieurs t\u00e2ches simultan\u00e9ment est contre-productif et stressant. Enfin, bien que la m\u00e9ditation ait d\u00e9montr\u00e9 sa capacit\u00e9 \u00e0 stimuler le fonctionnement c\u00e9r\u00e9bral, la plupart des espaces de travail manquent aujourd\u2019hui d\u2019installations pour les activit\u00e9s de ressourcement.<\/p>\n<p>Comme l\u2019expliquent les chercheurs de Steelcase, augmenter la productivit\u00e9 et la cr\u00e9ativit\u00e9 ne signifie pas n\u00e9cessairement \u00eatre plus concentr\u00e9 ou travailler pendant de plus longues heures. Pour cela, mieux vaut essayer de comprendre le cerveau : quelles sont ses limites, mais aussi comment mettre \u00e0 profit ses capacit\u00e9s pour contr\u00f4ler notre attention ? \u00c9galement, comment proposer au cerveau des d\u00e9fis vari\u00e9s tout au long de la journ\u00e9e pour mieux le stimuler ?<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large\" src=\"https:\/\/steelcase-res.cloudinary.com\/image\/upload\/c_limit,dpr_auto,q_70,h_1024,w_1024\/v1501587509\/www.steelcase.com\/eu-en\/2017\/08\/01\/Think-Better_G.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1024\" \/><\/p>\n<h3>RESPECTER LE RYTHME DU CERVEAU<\/h3>\n<p>Les causes de notre manque d\u2019attention se trouvent, tout du moins en partie, en nous. Mais la solution aussi : en changeant nos habitudes, nous pouvons apprendre \u00e0 mieux contr\u00f4ler notre esprit\u2026 et nos vies. \u00c0 mesure que nous apprenons \u00e0 \u00eatre \u00e0 l\u2019\u00e9coute des hauts et des bas de notre capacit\u00e9 de concentration, il devient plus facile de conna\u00eetre les besoins de notre cerveau. Les chercheurs et les designers de Steelcase ont ainsi identifi\u00e9 trois modes qui requi\u00e8rent chacun des comportements et des installations distinctes :<\/p>\n<p><strong>La concentration:<\/strong> Quand nous avons besoin de nous concentrer, il est important d\u2019\u00e9viter les distractions, qu\u2019elles soient externes ou internes. Car chaque fois que nous d\u00e9tournons notre attention, nous br\u00fblons nos r\u00e9serves d\u2019\u00e9nergie neuronale et nous augmentons la possibilit\u00e9 pour le syst\u00e8me limbique de nous distraire. \u00c9teindre son t\u00e9l\u00e9phone, r\u00e9organiser sa journ\u00e9e de travail ou simplement dormir plus longtemps\u2026 des astuces et des comportements \u00e0 adopter pour mieux mettre \u00e0 profit notre capacit\u00e9 de concentration sont r\u00e9guli\u00e8rement propos\u00e9s par des experts, toujours plus nombreux, dans des livres, des articles et des interviews.<\/p>\n<p><strong>La r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration et l\u2019inspiration:<\/strong> Bien que l\u2019autor\u00e9gulation soit indispensable \u00e0 l\u2019attention contr\u00f4l\u00e9e, il est essentiel de comprendre que les distractions sont des opportunit\u00e9s pour notre cerveau de prendre les pauses dont il a besoin : il faut apprendre \u00e0 laisser aller son esprit l\u00e0 o\u00f9 il veut. Et bien que les r\u00eavasseries aient g\u00e9n\u00e9ralement mauvaise presse dans le monde professionnel, il ne faut pas oublier que nos cerveaux continuent de travailler, m\u00eame quand nous n\u2019en avons pas conscience. \u00ab Plut\u00f4t que de rester bloqu\u00e9s sur ce que vous savez d\u00e9j\u00e0, les neurones construisent alors de nouveaux passages. Et c\u2019est l\u00e0 que les id\u00e9es commencent r\u00e9ellement \u00e0 germer \u00bb, explique Donna Flynn. \u00ab Ce vieil adage selon lequel on est parfois trop concentr\u00e9 pour voir la for\u00eat \u00e0 travers les arbres, tout comme ce clich\u00e9 qui veut que les id\u00e9es surgissent sous la douche ou dans la voiture sont d\u00e9sormais expliqu\u00e9s par la science. Les neurosciences nous permettent en effet de comprendre que le meilleur moyen de r\u00e9soudre un probl\u00e8me est souvent de s\u2019en \u00e9loigner pour laisser notre cerveau faire le travail \u00e0 notre place. \u00bb<\/p>\n<p><strong>L&#8217;activation:<\/strong> Bien que nous ayons probablement appris le contraire \u00e0 l\u2019\u00e9cole, l\u2019assise prolong\u00e9e diminue en fait notre capacit\u00e9 \u00e0 nous concentrer. \u00c0 l\u2019inverse, de nombreuses \u00e9tudes ont prouv\u00e9 que le mouvement stimule l\u2019attention en envoyant de l\u2019oxyg\u00e8ne et du sang frais dans le cerveau. Et si les b\u00e9n\u00e9fices physiques et \u00e9motionnels de l\u2019activit\u00e9 physique sont reconnus depuis longtemps, les neurosciences ont aussi prouv\u00e9 qu\u2019elle stimulait la r\u00e9flexion.<\/p>\n<p>Dans son livre Spark: The Revolutionary New Science of Exercise and the Brain, John Ratey de l\u2019universit\u00e9 d\u2019Harvard \u00e9tudie les connexions entre l\u2019exercice physique et le cerveau. Il explique notamment comment le mouvement corporel stimule la production de la prot\u00e9ine BDNF (\u00ab brain-derived neurotrophic factor \u00bb), qu\u2019il d\u00e9crit comme un fertilisant pour le cerveau alimentant la cr\u00e9ation de nouveaux neurones.<\/p>\n<h3>La concentration<\/h3>\n<p>Pour se concentrer, il est indispensable d\u2019\u00e9viter les distractions externes et internes non d\u00e9sir\u00e9es. La biblioth\u00e8que est con\u00e7ue comme un refuge prot\u00e9g\u00e9 des distractions sonores et des interruptions qui sont monnaie courante dans les open spaces. L\u2019utilisation du t\u00e9l\u00e9phone est interdite et le volume des conversations est limit\u00e9. Avec diverses protections acoustiques, visuelles et psychologiques, ces configurations sont adapt\u00e9es \u00e0 toutes les pr\u00e9f\u00e9rences personnelles.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-4703 size-large\" src=\"https:\/\/images.steelcase.com\/image\/upload\/c_limit,dpr_auto,q_70,h_1024,w_1024\/v1433517664\/www.steelcase.com\/15-0008446.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1024\" \/><\/p>\n<p>Cette configuration Lagunitas permet d&#8217;avoir la vue sur l&#8217;ext\u00e9rieur tout en se prot\u00e9geant des distractions (gauche).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-4704 size-large\" src=\"https:\/\/images.steelcase.com\/image\/upload\/c_limit,dpr_auto,q_70,h_1024,w_1024\/v1433517451\/www.steelcase.com\/15-0008445.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1024\" \/><\/p>\n<p>Diff\u00e9rents niveaux de s\u00e9paration (enti\u00e8rement ferm\u00e9s ou minilounge) permettent aux usagers de contr\u00f4ler les stimuli externes : sons, vue ext\u00e9rieure, \u00e9clairage et temp\u00e9rature.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-4693 size-large\" src=\"https:\/\/images.steelcase.com\/image\/upload\/c_limit,dpr_auto,q_70,h_1024,w_1024\/v1433883872\/www.steelcase.com\/15-0008449.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1024\" \/><\/p>\n<p>L&#8217;aspect &#8220;cocon&#8221; de cette configuration permet de couper les distractions visuelles tout en donnant un sentiment de ma\u00eetrise \u00e0 l&#8217;utilisateur et de s\u00e9curit\u00e9 psychologique.<\/p>\n<h3>La r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration et l\u2019inspiration<\/h3>\n<p>Un acc\u00e8s simplifi\u00e9 aux coll\u00e8gues, \u00e0 la restauration et \u00e0 des zones o\u00f9 se reposer permet de reprendre son souffle quand le niveau de stress augmente.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-4692 size-large\" src=\"https:\/\/images.steelcase.com\/image\/upload\/c_limit,dpr_auto,q_70,h_1024,w_1024\/v1433884070\/www.steelcase.com\/15-00084611.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1024\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cette zone sociale, volontairement situ\u00e9e \u00e0 un carrefour, permet plusieurs activit\u00e9s de d\u00e9tente : boire un caf\u00e9, prendre quelques minutes pour m\u00e9diter, discuter entre coll\u00e8gues ou tout simplement faire une pause pour se ressourcer.<\/p>\n<p>Une chemin\u00e9e entour\u00e9e de bois naturel invite \u00e0 la m\u00e9ditation et aux conversations tranquilles.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-4701 size-large\" src=\"https:\/\/images.steelcase.com\/image\/upload\/c_limit,dpr_auto,q_70,h_1024,w_1024\/v1433519468\/www.steelcase.com\/15-0008448.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1024\" \/><\/p>\n<p>Une zone lounge autorise les postures d\u00e9tendues et les \u00e9changes dynamiques pour renouveler sa fa\u00e7on de penser.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-4702 size-large\" src=\"https:\/\/images.steelcase.com\/image\/upload\/c_limit,dpr_auto,q_70,h_1024,w_1024\/v1433519395\/www.steelcase.com\/15-0008460.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1024\" \/><\/p>\n<p>Un bar encourage les rencontres impr\u00e9vues et le mur m\u00e9dia permet de se changer les id\u00e9es en consultant des informations sur l\u2019entreprise et le monde entier.<\/p>\n<h3>L\u2019activation<\/h3>\n<p>L\u2019activit\u00e9 physique a d\u00e9montr\u00e9 sa capacit\u00e9 \u00e0 stimuler le cerveau. Proposer des installations faciles d\u2019acc\u00e8s qui encouragent le mouvement tout au long de la journ\u00e9e permet aux collaborateurs de rafra\u00eechir leur esprit et de prendre soin de leur corps.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-4700 size-large\" src=\"https:\/\/images.steelcase.com\/image\/upload\/c_limit,dpr_auto,q_70,h_1024,w_1024\/v1433519590\/www.steelcase.com\/15-0008616.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1024\" \/><\/p>\n<p>Ces configurations permettent le mouvement: que ce soit pour une session de brainstorming debout ou une session assise, il est possible d&#8217;ajuster le plan de travail en hauteur.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-4691 size-large\" src=\"https:\/\/images.steelcase.com\/image\/upload\/c_limit,dpr_auto,q_70,h_1024,w_1024\/v1433884192\/www.steelcase.com\/15-00084691.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1024\" \/><\/p>\n<hr \/>\n<h2>D\u00e9couvrez une nouvelle \u00e9tude sur l&#8217;engagement des employ\u00e9s et l&#8217;espace de travail<\/h2>\n<p>Plus d&#8217;un tiers des effectifs des 17 des plus importantes \u00e9conomies au monde sont d\u00e9sengag\u00e9s. Une nouvelle \u00e9tude de Steelcase et de l&#8217;institut de recherches international Ipsos explore l&#8217;\u00e9tat des espaces de travail actuels et la relation entre engagement et environnement physique.<\/p>\n<p><a class=\"button-gray\" href=\"http:\/\/hubs.ly\/H02d4sr0\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Consultez le rapport<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En quelques ann\u00e9es, c\u2019est devenu une \u00e9vidence : nous sommes d\u00e9sormais tous conscients, dans les espaces de travail du monde entier, que des distractions quasi constantes nous emp\u00eachent de donner le meilleur de nous-m\u00eames. Le diagnostic est clair, mais personne ne semble avoir de v\u00e9ritables solutions, en dehors du fait d\u2019augmenter encore nos efforts de concentration. Les recherches en neurosciences nous apportent pourtant un nouvel \u00e9clairage : elles nous donnent m\u00eame des clefs pour \u00eatre plus attentif au travail.<\/p>\n","protected":false},"author":3447,"featured_media":4672,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"topic":[821],"class_list":["post-4670","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","industry-espaces-de-travail","topic-bien-etre"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v23.5 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Un cerveau haute performance - Steelcase<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"In today\u2019s work environment, distraction is around every corner - recent neuroscience has discovered how to augment focus and employee engagement.\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.steelcase.com\/eu-fr\/recherches\/articles\/sujets\/bien-etre\/un-cerveau-haute-perfomance\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Un cerveau haute performance - 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